Jours après jours j'avance jouissant d'espérance et d'errance. J'avance dans un monde ou chaque instant est unique et où le temps qui passe s'écoule aussi vite qu'un train à grande vitesse qui fait PARIS/MARSEILLE en trois heurs. Cette métaphore me transporte, quand je tourne la tête face à la fenêtre du train j'y vois le temps qui défile au regard symbolique de ses années brûlées et de ses secondes littéralement bouffées. Une rétrospective qui fait mal, j'ai déjà 16 ans d'ignorance et d'insomnie. 13 ans que je vais à l'école tout les jours, 5844 jours que je respire, mange, dors, rie, pleur, et combien d'autre encore ? Plus de 140200 heurs à me dire que l'écart est infime entre la vie et le jour, la mort et le noir et quoi encore ? J'écrirais des lignes entières sur mon nerf, ce nerf qui me tient comme un fou malade à la vie. C'est comme ses musiques que tu peux écouter dans ton mp3 qui démarrent l'entement, qui s'accélèrent puis montent en pression et qui finissent par mourir dans un silence monstrueux qui te laisse face à ta propre errance. Le temps j'aimerais le dompter, en fait, j'aimerais avoir le temps comme disais Thomazi dans « Le péril jeune ». Prendre du temps au temps, simplement. Ma plainte est sans mesure, intraitable et irremplaçable mais est-il possible de s'approcher des notes de musiques avec des chutes et des croches à répétition ? Peut-on imaginer vivre au ralenti pour prendre en otage l'avancé vers la mort, dans l'idée de découvrir chaque jour la vie ? Mon regard se tourne alors vers vous, vous que je croise dans la rue, dans les bars, vous qui, comme un jeu à l'image du film « the Truman show » me croisez, vivez sans signification dans ma mémoire, dans mes souvenirs et dans ma tête et qui pourtant participez à ma vie. Qui êtes-vous ? Comment vivez-vous ? Quelle signification donnez-vous à la vie, au temps et à la mort ? Je n'ai pas envie de jouer au pessimiste, il est trop tard pour l'être, la vie c'est un cadeau, si beau, qu'il faut en profiter un maximum. Profitons comme des hommes en découverte, jamais rassasié, toujours à l'écoute et si possible dans le respect d'autrui et de la terre, notre maison à tous.


